TERREBONNE POURSUIT SA LUTTE CONTRE LA PROLIFÉRATION DES CLOCHES ILLÉGALES DE RÉCUPÉRATION DE TEXTILES. DÉBUT D'UN PROJET PILOTE DE CLOCHES OFFICIELLES MUNICIPALES ET ADOPTION D'UNE NOUVELLE RÈGLEMENTATION.

TERREBONNE, LE LUNDI 30 JANVIER 2017 –  La Ville de Terrebonne poursuit sa lutte contre la prolifération des cloches illégales de récupération de textiles sur son territoire. En appui à la modification du règlement qui permettra désormais à la Ville d’intervenir sur les cloches illégales situées sur le domaine privé, Terrebonne annonce qu’elle se dotera d’une nouvelle stratégie dans son combat en installant seize nouvelles cloches officielles dans l’ensemble de la municipalité. C’est le maire de Terrebonne, également président de la Commission de l’environnement et du développement durable, M. Stéphane Berthe, qui en a fait l’annonce ce matin. Il était accompagné pour l’occasion de représentants d’organismes d’aide à la personne et de Certex, partenaire du projet pilote des cloches officielles ainsi que de membres des commissions de la famille, action communautaire, condition féminine et de la gestion et de l’entretien du territoire.

«Comme nous nous étions engagés à le faire, nous souhaitons éradiquer complètement les cloches illégales qui détournent les dons de textiles pour des intérêts pécuniaires et qui ne bénéficient aucunement à notre communauté. Nous encourageons donc les citoyens à faire un choix social et responsable en choisissant de donner leurs vêtements usagés directement chez les organismes ou encore grâce à l’alternative supplémentaire que nous leur donnons, soit dans l’une des cloches officielles. Avec le nouveau cadre règlementaire que nous venons d’adopter, nous nous donnons les moyens d’agir et de venir à bout de cette situation indésirable », de dire le maire.

En effet, en date du 25 janvier, le conseil municipal a adopté la promulgation du règlement 566 sur la gestion des matières résiduelles lequel stipule que les propriétaires de terrains privés sur lesquels sont installées des boîtes de récupération de textiles usagés ont 90 jours, soit jusqu’à la fin avril, pour procéder à leur retrait, sans quoi ils recevront un constat d’infraction pouvant aller jusqu’à 1 000$. Des équipes de la Direction de l’entretien du territoire et de la Direction de l’urbanisme durable seront en charge de s’assurer de l’application de la règlementation.

Quant aux nouvelles cloches, réparties dans chacun des secteurs de la ville et repérables sur la carte interactive du site Web, elles seront bien identifiées aux couleurs municipales et  rappelleront aussi aux utilisateurs qu’il est possible de disposer de leurs vêtements usagés chez les organismes partenaires. Leur gestion sera confiée à l’entreprise d’économie sociale terrebonnienne Certex qui sera en charge de la istribution des vêtements recueillis. Rappelons que Certex est notamment partenaire de la friperie sociale opérée par l’organisme Galilée et qu’elle se spécialise dans la récupération et la valorisation des textiles même les plus usagés.

« Nous voulons que les citoyens développent le réflexe de miser d’abord sur les organismes d’aide à la personne pour disposer de leurs vêtements ou de choisir l’une des seize cloches officielles. Avec ces deux options, les citoyens savent à qui ils donnent réellement. Si les citoyens cessent d’alimenter les cloches illégales et qu’en plus elles sont totalement interdites en vertu de la règlementation, nous éradiquerons le détournement de textiles qui vient souvent servir des intérêts privés, nuit aux organismes locaux en plus de polluer visuellement notre territoire », d’ajouter M. Berthe

Vers la mise en place d’un projet pilote « sacs »

Parallèlement à cette annonce, le maire de Terrebonne a confirmé que le comité exécutif a recommandé l’amorce de la planification d’un projet pilote « sacs » permettant de récupérer les textiles à même les bacs bleus. Beaucoup d’étapes à franchir et de réflexions à approfondir sont à faire avant la réalisation de ce deuxième projet pilote qui sera pensé en collaboration avec les organismes d’aide à la personne. Aucun échéancier du projet ne peut être confirmé pour le moment.

« Il était devenu impératif pour nous de réfléchir à un moyen de faciliter la gestion des textiles que l’on retrouve encore trop souvent dans les sites d’enfouissement ou en vrac dans les bacs bleus. Chose certaine, notre objectif premier reste de sensibiliser les citoyens à l’importance de disposer de leurs biens aux bons endroits, à des endroits profitables pour NOTRE communauté, soient les organismes en premier lieu, les cloches officielles et, éventuellement les sacs », de conclure le maire.

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